Avez-vous lu ce petit livre (en nombre de pages) mais grand par la qualité de l’expérience et du partage qu’est le livre de Michel Rolland, Le gourou du vin ? Avant de me plonger dans cet ouvrage, j’avais déjà croisé le légendaire et controversé oenologue dans des conférences et autres manifestations. Bien sûr, j’avais vu Mondovino, qui fait l’objet d’un chapitre entier et qui m’avait, je dois l’avouer, choquée par l’image caricaturale donnée d’un homme qui a beaucoup fait dans sa vie pour le rayonnement du vin et qui ne méritait pas tant de déshonneur. Toutefois, je n’avais pas d’avis plus prononcé que cela sur le personnage, n’étant ni oenologue, ni sommelière, ni viticultrice. Pour moi, le vin est objet de culture et de plaisir, pas d’invective.
Bref, je dois à Michel Rolland une délicieuse soirée à lire son livre. Tout à tour émue par ce qu’il raconte de sa famille et de son enfance à Pomerol, amusée par le retour de bâton infligé à Jonathan Nossiter et ses « comparses », j’ai surtout été passionnée par l’évolution de son métier au fil des décennies. L’immense chapitre sur « Le vin en révolutions » (notez le « s » qui n’est pas une faute de frappe) révèle le côté visionnaire de Michel Rolland qui a su voir venir (et imposer) la vendange verte, l’hygiène des chais et cuviers, le travail préalable dans les vignes et puis, et puis… l’importance des vins du monde entier. Bien sûr, ce côté « flying winemaker » en agace plus d’un. Mais, pour avoir goûté sans le savoir certains vins californiens ou sud-américains qui avaient bénéficié des conseils de notre auteur, je dois avouer que mon ignorance de consommatrice lambda qui aime les bons vins ne m’a pas permis de m’exclamer avec horreur : « Mais c’est un Michel Rolland ! ». Au contraire, j’ai aimé la diversité des cépages, le respect des terroirs et la qualité de la vinification. Je rêve maintenant de déguster ces vins du monde entier dont il parle si bien.
Au fil des pages, j’ai découvert avec bonheur un homme sensible, d’une grande finesse intellectuelle, fidèle en amitié, ouvert à toutes les propositions même un peu folles, sans peur du risque et toujours prêt à partir dans une nouvelle aventure vinique – même si parfois pointent un caractère assez coléreux et une plume qui sait se faire féroce quand besoin est. Bref, un homme sympathique, passionné et passionnant. Merci, Monsieur.
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Les blogueurs et blogueuses du vin sont de plus en plus nombreux et influents dans de nombreux pays. C’est pourquoi l’
Depuis la généralisation d’Internet, les propriétaires de marques ont un nouveau défi à relever : la protéger sur Internet. Il y a encore 12 ans, il n’existait que peu d’extensions, les principales étant les .com, les .net et les .org ainsi que les extensions nationales (.fr, .de, par exemple). Une marque se devait d’être protégée sur ses principaux marchés et il suffisait de réserver les noms de domaine dans ces quelques extensions pour se protéger des abus. Souvent, une lettre un peu menaçante d’un cabinet d’avocats suffisait à réduire au silence le contrevenant.
Les premiers chiffres de l’année 2010 commencent à sortir et si certains sont de bonnes surprises, d’autres ne manquent pas d’inquiéter les chefs d’entreprise. Bonne nouvelle : pour la première fois dans l’histoire économique de la France, la contribution des vins et spiritueux à la balance du commerce extérieur de la France a dépassé le cap des 10 milliards d’euros. Nouvelle plus ennuyeuse : le déficit du commerce extérieur de la France pour 2011 frise les 70 milliards d’euros, « pulvérisant au passage le triste record de l’année 2008 (-56,2 milliards d’euros) », s’inquiète Stéphan Bourcieu. Comment expliquer ces contradictions ?

