Pour la deuxième fois en quelques mois, j’ai eu le plaisir de retourner au Portugal. Après la Conférence européenne des bloggers du vin qui se tenait à Lisbonne en octobre 2009, je suis partie à Porto, autre ville symbole du Portugal et surtout de son vin emblématique, le Porto.
La raison de ce voyage hélas! trop court était ma participation à la conférence organisée par l’IPAM, la première école de marketing portugise créée il y a 25 ans. Le thème de leur conférence de l’année 2010 était le marketing du vin. J’y suis intervenue sur les stratégies innovantes du Web 2.0 dans le monde du vin devant quelques centaines de professionnels du marketing et de vignerons. L’échange a montré que le monde du vin portugais, à quelques exceptions près, n’est pas encore prêt à embrasser les médias sociaux et à entrer dans le Web 2.0 bien que chacun en reconnaisse l’utilité. Manque de temps pour définir une stratégie efficace ? Certainement. Manque de maîtrise des outils ? Absolument. Difficulté à voir pourquoi et comment une présence virtuelle sur le Net peut entraîner une augmentation des ventes ? Oui à cette question également.
Bref, un monde du vin ouvert et attentif mais aussi encore plus sensible à des stratégies marketing plus traditionnelles et ayant fait, théoriquement, leurs preuves dans le passé. Malheureusement, cela n’est plus suffisant comme j’ai pu m’en apercevoir en rendant visite à Joao Pedro d’Araujo, propriétaire de la Casa de Cello dans le Vinho Verde. Quelle est donc l’image actuelle du Vinho Verde dans le monde ? Généralement celle d’un vin bon marché, sucré, peu fort en alcool et, disons-le nettement, assez médiocre. Les quelques grands marques connues ne font pas honneur aux vins de la région. Et pourtant… un bon vinho verde est un vin délicieux et qualitatif.
Voyons donc où est le problème tel que Joao Pedro d’Araujo me l’a expliqué. Voulant vendre en quantité plutôt qu’en qualité, la majorité des producteurs de la région se contentent de répandre sur tous les marchés ce vin peu qualitatif. Joao Pedro d’Araujo a opté pour une politique radicalement opposée : une petite production qualitative vendue à 80% à l’export, c’est-à-dire 50,000 bouteilles par an vendues dans plus de 11 pays.
Quelle est donc sa stratégie ? Casa de Cello produit des vins blancs sous la marque Quinta de San Joanne et des vins rouges sous la marque Quinta da Vegia. Simple pour le consommateur, simple pour le professionnel. Quinta de San Joanne produit des vinho verde qui ne rappellent en rien ce que nous sommes habitués à boire sous cette appellation : les vins de la quinta sont originaux, plein de notes florales, certains plus boisés après un court passage en barriques. De vrais délices. Les vins rouges, plus classiques, sont de la même facture qualitative : originaux, fins, élégants, ils se dégustent avec plaisir.
Pour mieux promouvoir ses vins, Casa de Cello s’est unie avec d’autres quintas dans une association de vignerons indépendants. Cette association leur permet de faire des dégustations complémentaires de leurs vins car chaque quinta est localisée dans une région particulière.
Bref, le Portugal est en route vers la modernisation et des stratégies plus créatives. Il me tarde d’y retourner pour explorer plus en profondeur les vins du pays.


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Bonjour,
Ce petit mail pour vous informer qu’il éxiste dorénavant en France un site de vins fins portugais : http://www.douro-vins.fr.
Nous vous invitons à venir découvrir notre site ainsi que nos cuvées au fruité si noble et particulier. Leurs originalités sauront séduire vos convives.
Si à l’occasion, vous avez la possibilité de nous faire connaitre, nous vous en serions très reconnaissant.
Très cordialement.
Famille Moreira.