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La Bourgogne sur le Net

8 septembre 2010

in Général

Depuis quelques mois, les régions viticoles françaises sont de plus en plus présentes sur le Net : sites complets et attractifs, blogs, pages ou profils Facebook, présence sur Twitter, utilisation de divers outils de partage. Il est difficile maintenant d’ignorer ce qui se passe dans les régions françaises.

La Bourgogne ne fait pas exception à la règle. C’est une région viticole dynamique qui se manifeste avec talent et brio sur le Net. Facebook, Twitter et autres outils n’ont pas de secret pour elle. Et heureusement ! Car, pour qui n’est pas bourguignon – et nous sommes nombreux dans ce cas -, la carte viticole de la Bourgogne avec ses « climats » et ses micro-propriétés est bien difficile à maîtriser. C’est pourquoi toutes ces ressources sont si précieuses. Les sites Internet sont bien référencés dans Google. Mais plus intéressant est maintenant la multiplication des pages ou profils Facebook. Il y a encore peu de temps, qui aurait pensé trouver le BIVB sur Facebook? Mais, plus intéressant encore, sont toutes les initiatives prises par des amateurs ou des professionnels de la communication ou du vin pour porter haut les couleurs de leur région : le maintenant célèbre et incontournable BourgogneLive, véritable encyclopédie de ce qui se passe, se dit et se fait en Bourgogne dans le monde du vin : les Joyaux de Bourgogne basés à Gevrey-Chambertin ou encore la page « Vin de Bourgogne » avec plus de mille amis. Bien sûr, j’en oublie.

Et il y a aussi tous les vignerons qui petit à petit rejoignent les rangs de Facebook : Caroline Lestimé du Domaine Jean-Noël Gagnard, les célèbres agrologues Claude et Lydia Bourguignon, Domaine Thibert, Domaine Gonon. oLes chambres d’hôtes au milieu des vignes sont les grands ambassadeurs de la région: le Domaine Le Prè de la Serve a créé un site et s’active sur Facebook. Le Château de Meursault a également créé une page. Le magnifique Clos de Vougeot a une « community page ». Mais, bizarrement, les « grands » noms de Bourgogne semblent absents – à moins qu’ils aient échappé à mon attention. Je n’ai trouvé que la page vide d’Albert Bichot.

Ne négligeons pas non plus les blogs. Albert Bichot a un fort beau blog ainsi que Caroline Lestimé. Mais quelques grands se dispensent de l’exercice.

Ce bref tour du Net bourguignon montre la richesse et la diversité de cette région dynamique. Il révèle également la passion des vignerons et des amateurs pour des vins et une région magnifiques. Merci, la Bourgogne !

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Sous ce titre provocateur, Delphine Chayet dans Le Figaro du 15 juin rend compte des inquiétudes de l’Association Avenir Santé et de l’inévitable Association Nationale de prévention en alcoologie et addictologie (ouf! en abrégé, Anpaa). D’après eux, il y a 1 500 pages ou groupes sur Facebook avec le mot « alcool ». Et savez-vous quels sont les titres retenus par nos parangons de vertu ? Eh bien, évidemment « Il vaut mieux être saoul que con, ça dure moins longtemps! », « Au moins un de mes amis est alcoolique », « Je n’ai aucun problème avec l’alcool, la preuve j’en bois tout le temps », pour ne citer qu’eux.

Contre-enquête… Sur la page « Il vaut mieux être saoul que con etc… », il y a un peu plus de 700,000 inscrits. Evidemment, cela peut faire peur à des censeurs (déjà terrorisés de toute manière) mais peut-être qu’une lecture même transversale des interventions aurait pu les rassurer. Certes, ces commentaires ne brillent ni par le style ni (parfois) par une notion développée de l’orthographe mais ils partent d’un bon sentiment : « c’est vrai !!! mais être saoul, c’est un choix alors que con …. », nous dit l’une ;  » oui mais un con saoul est plus que con!!! », affirme un autre. Cette dernière « idée » est développée sous plusieurs formes :  » sa depend pour qui????IL Y EN QUI RESTE CON QUAND ILS SONT SAOUL!!!! » (sic!) ou « On peut être saoul une fois de temps en temps mais con en général c’est pour la vie !! lol ». Je vous épargne les autres variations; cela devient franchement pénible. Qu’apprenons-nous de ces commentaires ? La plupart ne semblent pas convaincus que l’ivresse dispense de la c…, ce qui est une bonne chose. Certains sont même sûrs que l’ivresse est plutôt une mauvaise chose.

Passons maintenant à cette expression terrifiante (de bêtise) : « Je n’ai aucun problème avec l’alcool, la preuve : j’en bois tout le temps ». j’avoue avoir eu quelques difficultés à localiser le délit car cette « page » est en fait dans une autre page intitulée : « Expressions à la con« .  Facebook signale deux autres pages et deux groupes avec une centaine d’inscrits chacun mais aucune activité. Les jeunes sont les jeunes : ils aiment la provocation, faire la fête et narguer les adultes, d’où ces pages aux titres peu reluisants mais qui, en difinitive, n’intéressent pas beaucoup de monde. Faut-il vraiment s’en offusquer ?  Ne vaut-il pas mieux se rappeler que nous avons tous eu 20 ans et que nous ne sommes pas tous devenus alcooliques ? Nous avons grandi. Eux aussi grandiront…

Mais une fois de plus, l’alcool est diabolisé dans la presse sans aucune contre-enquête ou étude approfondie. Premier point : quelle définition donner de l’alcool ? Est-ce le vin, les spiritueux, les cocktails hasardeux vendus dans le commerce ou tout cela à la fois ? Deuxième point :  y a-t-il d’autres groupes ou pages sur Facebook qui parlent de la culture et de la consommation du vin sans appeler à l’ivresse ? La plupart des Interprofessions du vin et les organismes professionnels des vins de tous les pays du monde sont sur Facebook ainsi que les plus grands noms de la viticulture internationale.  Ces milliers de pages, qu’elles soient en français, en anglais, en portugais, en espagnol, en allemand, en italien, en croate, en roumain ou en hongrois, nous relatent tous l’histoire longue, riche et passionnante des vignobles du monde. C’est cela que je veux retenir de Facebook et non pas les chahuts un peu provocateurs de quelques jeunes en gmal de reconnaissance…

PS. Je présente toutes mes excuses à mes lecteurs pour le vocabulaire un tantinet grossier et l’orthographe incertaine de certaines citations. J’en laisse l’entière responsabilité à leurs jeunes auteurs.

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Dans le monde du vin, il y a peu de mots qui évoquent autant le classicisme et la tradition que « Sauternes ». Et pourtant… Dans ce coin de Bordelais, un château innove tranquillement mais efficacement dans sa manière de présenter et promouvoir ses vins. Château Broustet est l’un de ces beaux domaines dont les vins font le régal des connaisseurs. Bus principalement au dessert – une hérésie mais nous n’entrerons pas dans ce débat – , les vins de Sauternes courent le risque d’être soit enterrés en cave, soit bus au compte-goutte.

Pour éviter ce destin déplaisant pour un vin, son jeune directeur marketing, Guillaume Forcade, n’hésite pas à innover. Tout d’abord, il a mis ses vins en… tubes.  Les tubes eux-mêmes sont créés par la société WIT France.  Ce sont des tubes en verre sérigraphié serti d’une capsule à vis en aluminium. WIT propose un tube de 10 cl, propre à la consommation au verre, que  Château Broustet a choisi. Evidemment, les amateurs risquent de se récrier : qu’en est-il de l’évolution du vin dans un tel contenant ? Comment peut-on avoir un vin millésimé ? Selon Guillaume Forcade, les vins millésimés subissent le processus normal de vieillissement et sont mis en bouteilles. Les Château Broustet 2005 mis en tubes proviennent tous de bouteilles du millésime 2005. Bien sûr, une évolution au-delà de 2 ans – le recul actuel sur ce procédé – n’est pas garantie. Il vaut mieux donc consommer le tube rapidement.

L’avantage de ce format est qu’il permet de distribuer le vin dans des lieux inhabituels et donc de toucher de nouveaux consommateurs. Ainsi, lors d’événements, Château Broustet en tubes a été proposé en apéritif.  Récemment, durant la « Fashion Week » à Paris, Château Broustet en tubes était présent au cocktail d’inauguration au Bar Ephémère Vogue de l’hôtel Crillon. Combien de jeunes et jolies élégantes branchées ont apprécié ce nouveau mode de consommation? Nul ne le sait mais Paloma, la bloggeuse branchée mode de « Wine in Paris », a cédé à la tentation du WIT : « il est fondamental que j’ai l’air encore plus trendy, que je commande le truc qui tonne et qui flashe. En un éclair, je comprends qu’il ne me reste qu’à demander un Château Broustet 2005 en WiT… Vous voilà maintenant piqués de curiosité, mais, j’ai tout bonnement trouvé le moyen, élégant et moderne, de déguster un Grand Cru Classé de Sauternes dans le plus innovateur des packagings du moment. Lorsque mon WiT traverse la pièce, c’est tout le bar qui s’émoustille et se demande de quel nectar je vais me délecter. »  Comme quoi, un packaging innovant peut attirer de nouveaux consommateurs qui ne pourraient pas déguster de grands crus classés dans un format plus grand.

Nouvelle forme de packaging pour une nouvelle tendance de consommation n’est pas la seule innovation à l’actif de Broustet. Le château a, en effet, un blog en anglais pour une meilleure internationalisation de sa communication et une page Facebook qui, bien que récente, compte déjà plus de 100 fans.  Si vous êtes sur Facebook, n’hésitez pas à rejoindre la communauté et à participer aux discussions. C’est la beauté et la raison d’être des réseaux sociaux !

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Ecrire un blog est très « tendance », selon le jargon actuel, d’où mon hésitation à me lancer sur ce créneau. Ceux qui me connaissent un peu savent que je sévis depuis déjà deux ans sur winebrandsblog.com, lié au départ à mon livre écrit en anglais, Wine Brands, paru en 2008.

Et voilà que j’ai commis un autre livre, cette fois-ci, en français, le Guide de la promotion et du marketing du vin sur Internet, à paraître en avril 2010 aux éditions Dunod.  Je me suis donc interrogée sur la nécessité et l’opportunité de créer un blog français sur les thèmes qui me sont chers: l’innovation, les nouvelles technologies, le « branding » ou création de marques, l’international, bref ce qui qui constitue le coeur de ce nouveau livre et le coeur de mon métier.

Dans la colonne des « Pour », il y a – très égoïstement, je le reconnais – le bonheur d’écrire dont je me prive difficilement. Mais surtout, je crois répondre avec ce blog à un besoin précis du monde du vin en France : une nouvelle génération de vignerons et de professionnels du vin s’ouvrent aux nouvelles technologies. De plus en plus de vignerons sont présents sur Facebook ou sur Twitter. De plus en plus d’entreprises françaises ou européennes se lancent dans des innovations passionnantes. Mais, surtout, alors que les blogs de vignerons ou de marketeurs sont assez fréquets, il n’y aucun blog français sur le vin et Internet, le vin et ses nouveaux consommateurs, le vin et ses nouveaux marchés – bref, toutes les nouvelles tendances du vin.  C’est sur ces chemins pas battus du tout que je vais vous entraîner. Et j’espère que d’ici un an ou deux, nous aurons ouvert des pistes bien fréquentées. Qui m’aime me suive!

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