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vente en ligne

Malgré mon peu de don pour l’arithmétique, il m’arrive de faire des additions, avec l’aide de spécialistes, bien sûr. Et le spécialiste en question est le Suisse Alain Bringolf, fondateur de Boottle.fr avec son associé, Greg Prévot Bordelais installé en Espagne. J’avais eu le plaisir de rencontrer Alain quand il était le fondateur et animateur de ce site consacré aux grands vins de Bordeaux, statwine.com et avais été frappée par sa connaissance encyclopédique des vins bordelais et par son excellent jugement sur les vins qu’il dégustait.

Déjà créateur d’une plate-forme sur le vin, Alain Bringolf paraît être le candidat idéal pour la création d’un site de vente en ligne innovant qui trouverait sa place en Europe. Entre Boottle.fr, Boottle.es et Boottle.ch, le concept est déjà novateur :à côté des vins de Bordeaux,chaque plate-forme offre une sélection originale de vins suisses et espagnols. Et bonheur supplémentaire pour l’internaute féru de découvertes vineuses, ces vins peuvent être livrés dans son pays.

Depuis quelques mois, Alain Bringolf, franco-suisse résidant à Genève, met sa grande connaissance des vins au service d’un nouveau concept de site de vente en ligne. Avec la complicité de Greg Prévot, il a bien voulu répondre à quelques questions.

Une rencontre franco-helvéto-espagnole sur Internet à l’origine de Boottle

Alain raconte : « Signe des temps, Boottle France est le fruit d’une rencontre virtuelle sur Internet ! Un beau jour, je reçois un email, via mon site www.statwine.com, d’une personne en Espagne qui cherchait de la documentation de qualité sur des domaines à Bordeaux afin de monter un site de vente en ligne en Espagne. Après des semaines d’échanges de courriels et de téléphone, j’ai finalement été séduit par le projet de mon correspondant et décidé de mettre de côté ma longue carrière (20 ans) dans la finance et d’ouvrir une nouvelle page de ma vie dans le vin ! Boottle France est donc né d’une réunion de talents entre un banquier helvète passionné de vins et de Greg Prévôt, un bordelais émigré, à son grand plaisir, à La Corogne en Galice et concepteur de la base du projet. »

L’aventure peut alors commencer : « Après avoir affiné le projet, fin 2009, continue Greg, nous avons créé en commun une société « Veni, Vidi, Bibi » qui regroupe toutes nos activités d’intermédiation, de négoce et de vente. Boottle est notre marque vis-à-vis de l’extérieur, un nom qui surgit de la fusion entre Google et Bottle c’est-à-dire le site idéal pour dénicher les meilleures bouteilles. »

Quels sont les avantages de boottle.fr par rapport à d’autres sites de vente en ligne de grands vins ?

Les avantages sont multiples, tu t’en doutes ;) , s’amuse Alain. (NDLR: non seulement je m’en doute mais j’en suis certaine ! ).

Au départ, l’idée était de repenser entièrement la filière traditionnelle de distribution de vins grâce à une approche plus directe.

Dans le modèle traditionnel, les grossistes et importateurs achètent aux négociants des stocks, plus ou moins importants, de vins qu’ils distribuent ensuite à leurs propres clients professionnels (cavistes, restaurateurs etc..) lesquels les vendent enfin au consommateur. Cette façon d’opérer avec des échelons successifs implique, non seulement, un cumul de commissions prélevées par chaque intervenant, mais surtout des coûts énormes d’investissement de ces intervenants, que ce soit au niveau des infrastructures, du personnel, de la marchandise et d’importantes forces commerciales classiques de vente (représentants). Sans parler des capitaux énormes qui sont immobilisés en stock, en attente de retour sur investissements !

Aujourd’hui, le développement rapide d’Internet révolutionne totalement cette approche classique et permet de rapprocher des acteurs de la filière qui n’avaient aucune relation entre eux jusqu’ici. Forts de ce principe, nous avons passé des accords avec la plupart des plus grands négociants de la place de Bordeaux ainsi qu’avec près d’une centaine de producteurs bordelais et espagnols. Une sélection d’excellents producteurs suisses viendra encore enrichir notre offre début 2012. Pour ces partenaires, leurs vins sont à la vente sur Boottle, sans que cela ne leur coûte un seul centime.

Les trois principes fondamentaux de Boottle

1.      En ce qui concerne les domaines, Boottle est allé chercher principalement des vignerons, qui ne sont pas forcément dans le circuit traditionnel du négoce, mais dont le talent et la relation qualité-prix de leurs vins méritent une meilleure exposition.

2.      Pour ce qui est des négociants de la Place de Bordeaux, les conditions sine qua non de Boottle pour proposer leurs vins en ligne sont : a) leur réputation et b) l’authenticité des vins: en effet, les clients sont assurés que 100% des vins proposés sur Boottle proviennent directement des Châteaux et n’ont jamais quitté les chais des négociants où ils sont conservés de manière optimale. L’offre couvre ainsi des crus datant du début du siècle dernier jusqu’aux derniers vins livrables et aux offres primeurs. Aucune bouteille n’est de seconde main ou de provenance douteuse ! Boottle ne procéde jamais à des achats à l’étranger ou de lots proposés aux enchères.

3.      Reste la logistique: c’est une combinaison entre l’efficience de l’informatique pour tout ce qui a à voir avec l’actualisation et la gestion des tarifs, comme choisir le meilleur prix lorsque plusieurs négociants proposent le même vin, l’actualisation des stocks des négociants et des domaines partenaires.. et l’efficience humaine des partenaires dans le secteur du regroupement, du transport et de la livraison des vins. Contrairement à beaucoup de nouvelles entreprises sur le net qui triomphent auprès des Business Angels américains et qui se dédient seulement à mettre en contact l’acheteur avec le vendeur en échange d’une commission, Boottle, au contraire, a absolument voulu intégrer un service de gestion complet dès le début afin de permettre aux domaines de s’en débarrasser. Pour ces derniers, fini la paperasse pour les douanes, fini de courir après les paiement des clients ou de trouver le responsable des livraisons en souffrance. Grâce à Boottle, les châteaux et producteurs pourront désormais se consacrer à ce qu’ils aiment.. et surtout, font le mieux: produire le meilleur vin possible!

Quand un client nous passe une commande, nous nous occupons de tout, de A à Z: depuis la préparation des caisses jusqu’à la livraison en passant par l’assurance de la marchandise et de la gestion des paiements. Tout cela est rendu possible grâce à un ensemble de compétences informatiques et humaines. La gestion de ces compétences, c’est un peu notre « recette secrète » ;-)

Cette stratégie génère des avantages certains pour les consommateurs :

- L’absence d’intermédiaire : pour le consommateur, c’est la possibilité d’acheter directement au Château sans avoir besoin de s’y déplacer ou de naviguer de site en site. C’est aussi une opportunité unique d’accès à La Place de Bordeaux.

- Le prix : la marge, justifiée par le développement de la plateforme web et le service logistique intégral « porte à porte », reste très faible (12,93% de moyenne) grâce à une structure légère et hyper performante.

- Un choix de plus de 5.000 références disponibles rien que sur Bordeaux.

- Un service client de qualité: commettre le moins d’erreurs possible est important mais tout aussi important est le fait d’assumer sa responsabilité vis à vis du client lorsque cela arrive. Si un vin n’est plus disponible, le client est immédiatement remboursé tandis que les retards de livraison sont indemnisés à 1% par jour de retard. Difficile de faire mieux et certains sites feraient bien de s’inspirer de cette honnêteté ! »

Les principes de Boottle sont, en effet, très attractifs pour le client, d’autant plus que le professionnalisme des associés les met à l’abri de mésaventures fort désagréables sur lesquelles nous ne reviendrons pas. Et le marketing ? C’était ma dernière question à laquel Greg et Alain ont répondu en toute franchise que le marketing est un peu leur talon d’Achille, pour l’instant. Première raison pour cette situation, évidemment les finances : une campagne marketing traditionnelle est coûteuse pour une start-up. Comment remédier cette situation ? En utilisant le Web 2.0 : les newsletters, le Boottle Blog, une page Facebook (il existe une page Boottle France et une page Boottle Espagne) et un compte Twitter (Boottle_ch, Boottle_fr et Boottle_Es). Nos acolytes dirigent leur communication vers les vignerons ainsi que vers les amateurs et prescripteurs. « En outre, disent-ils, un effort particulier est effectué sur notre référencement auprès de moteurs de recherche spécialisés comme Wine-Searcher, Vinopedia ou Vinogusto. Notre choix de communication, très orienté web, résulte des mutations récentes du marché au sein duquel la vente en ligne représente une activité en forte croissance dans une économie qui a des besoins accrus en efficience, alors que l’environnement devient totalement mondialisé grâce aux nouvelles technologies de communication et à la levée progressive des barrières douanières en Europe. »

Et ce ne sont pas les projets qui manquent à nos amis : « Boottle a été pensé comme un modèle de type “Open Business”, explique Alain Bringolf, « et c’est dans ce sens que Greg Prévôt est actuellement à la recherche d’entreprises locales solides, en Europe et en Asie – où s’est aujourd’hui déplacé une partie du marché – pour y implanter et faire gérer une structure Boottle en local. »

Selon Alain, ils auraient parfaitement pu envisager de vendre dans le monde entier depuis la France, mais un développement de Boottle dans chaque pays a l’immense avantage de mettre facilement en place un double service:

1. importation et vente de vins étrangers en général

2. Exportation vers l’étranger de vins locaux.

Être présents, par exemple en Italie, sans vendre ni exporter les superbes crus locaux, serait un véritable gâchis ! Sans parler de l’amélioration de la qualité du service et des relations avec les acteurs locaux, que seules permettent de véritables structures sur place, gérées par des gens du pays connaissant parfaitement leur marché.

Boottle est l’un de ces services innovants tels que je les aime et quand, en plus, il y a derrière une équipe dynamique, multi-culturelle et internationale, je ne peux qu’augurer au mieux de l’avenir de cette active start-up et vous recommander d’y jeter un oeil. Bonnes découvertes !

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La vente de vin sur Internet continue à se développer, lentement mais sûrement. Il est vrai que les sites de vente sont de plus en plus diversifiés et offrent de multiples opportunités de choix que le consommateur ne pourrait s’offrir sans parcourir le pays et le monde à la recherche d’une bouteille. A côté des « grands » comme Millésima dont le coeur de cible est l’amateur de grands crus français, il existe des sites moins visibles mais très séduisants pour la petite bouteille de ce soir ou celle qui va étonner les amis.

En premier lieu, il y a les sites bâtis sur l’exemple de venteprivee.com, c’est-à-dire des sites qui offrent des bouteilles jusqu’à épuisement du stock. J’en ai repéré trois : le plus ancien, cave-privee.com, lancé en 2006 par Benjamin de Longuerue, ancien directeur marketing de chateauonline.com ; 1jour1vin.com, plus jeune et branché qui, parfois, réserve de petites (mais agréables) surprises et ventealapropriete.com. Ces sites achètent les vins à la propriété et l s offrent au prix départ propriété. Vins de France ou vins de l’étranger, il y en a pour tous les goûts : rouges, blancs, rosés, à bulles, à l’unité chez cave-privee.com ou par cartons de 3 ou 6 chez ses concurrents. Ces sites permettent de se constituer une cave originale à des prix tout à fait corrects et sans avoir à prendre sa voiture pour se rendre chez les vignerons. Quoique rien ne vous en empêche si vous préférez cela…!

Mais la grande innovation vient du système du club par abonnement. Olivier de Suremain, jeune entrepreneur au profil international, a créé il y a un peu plus d’un an LesMoisduVin.com.  Tous les mois, pour une somme tout à fait raisonnable, l’abonné reçoit un, deux ou trois vins sélectionnés par Olivier de Suremain., avec la complicité de l’expert Jacques Vivet, oenologue de formation. Le site est jeune, dynamique et les astuces ne manquent pas : possibilité d’acheter à prix réduit les vins sélectionnés qui vous auront séduit(e),  se faire livrer à son domicile ou son lieu de travail (ce qui évite l’agaçante queue du samedi matin à la Poste) et bien d’autres. Là aussi, un choix original, hors de votre région d’origine mais strictement limité à la France. Peut-être une ouverture à l’international quand le site aura grandi ?

Bref, pour l’amateur français de vins originaux, inconnus ou difficiles d’accès, les ressources virtuelles ne manquent pas. Alors à vos claviers !

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Ceux qui suivent mon blog en anglais connaissent ma passion pour les initiatives innovantes. Quand l’une d’entre elles est signée « Made in France » et même si elle porte un nom « anglophone », je m’y intéresse de plus près. C’est pourquoi l’email reçu de Clémence Béchu, créatrice du site winesitting.com avec son associé Jean-Philippe Haut,  a retenu mon attention. Ce message m’informait de l’existence depuis quelques mois de leur entreprise de « winesitting » (vous savez, le « baby sitting et autres « home sitting »!).  Nouveau ? Non, pas vraiment. D’autres sociétés font du gardiennage de vins pour ceux qui n’ont pas la place ou la possibilité de garder leurs vins chez eux.

En revanche, les autres services sont plus intéressants. Les deux associés ont imaginé d’étendre ce système de gardiennage à une forme de « club en ligne » de vente de vins.  Les clients peuvent s’abonner selon sept formules, qu’ils soient collectionneurs de grands vins ou débutants qui cherchent à s’informer avec un budget mensuel proportionnel à leur but et leurs moyens.

Il y a longtemps que je cherche à convaincre les vignerons d’adopter la formule du « club privé » pour étendre leur clientèle. WineSitting.com s’est emparé avec astuce du concept pour l’adapter à leur boutique en ligne et enrichir le simple gardiennage de vins :  grâce à des accords avec des producteurs (petits et grands) et des négociants, WineSitting.com s’engage à aider ses clients à constituer une cave intéressante, à bon prix et  selon leurs souhaits.

Pour l’instant, la clientèle reste très parisienne, ce qui est un peu dommage. Il serait bien que le concept puisse s’élarger d’abord à toute la France, puis à l’étranger. Pour cela, un site en anglais serait le bienvenu. Il est toujours dommage de voir un concept intéressant se limiter à un cercle géographique étroit. La jeunesse de l’entreprise explique sans doute ces premiers pas timides et il est vraisemblable que winesitting.com s’étendra dans les mois qui viennent. Affaire à suivre donc!

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Aujourd’hui, grande matinée passée à déguster le millésime 2008 de 100 grands Bordeaux dans les chais de Millesima.  Passionnant moment où le vin a passé de longs mois en barriques et va être bientôt mis en bouteilles :  déguster les vins déjà goûtés l’année précédente pendant les Primeurs est un exercice difficile dont je ne suis pas sûre de maîtriser l’art et la technique. Heureusement j’ai rencontré Christophe Macra MW – l’un des quatre MW français – près des Saint-Emilion et Pomerol. Christophe a pu me guider avec maestria dans ma tâtonnante dégustation.  Ma conclusion de néophyte est que les Saint-Emilion et Pomerol que j’avais moins appréciés pendant les Primeurs se boivent superbement !

La dégustation terminée, nous nous sommes tous retrouvés dans la salle de cocktails pour un sympathique et délicieux buffet. Patrick Bernard, PDG et fondateur de Millesima, nous a présenté les résultats de Millesima et ses projets. Et là, je me suis retrouvée en terrain de connaissance : le Net.  Selon Patrick Bernard, le trafic annuel sur le site a été multiplié par 6, passant à 1,200,000 visiteurs uniques. Le nombre de commandes a également été multiplié par 6. Encore plus impressionnant : 40% du chiffre d’affaires vient du Net et 80% des nouveaux clients arrivent par ce même canal.

Ces chiffres montrent l’importance grandissante de la vente en ligne dans l’économie du vin. Il est vrai que Millesima a lourdement investi dans une stratégie digitale: un responsable du marketing Internet, Gérard Spatafora, qui a une longue expérience du virtuel à l’américaine, un spécialiste du Rich Media, Frédéric Lot, qui réalise les vidéos et un projet d’application SmartPhone.

Bref, une stratégie cohérente, réfléchie et qui ne néglige pas l’international.  Un spécialiste du marché UK et une boutique à New York viennent compléter le dispositif.  Un succès à la française qu’il est bien agréable de saluer en ces temps un peu moroses!

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Vente en ligne de vins : une tendance nette

mars 3, 2010

La vente de vins en ligne est un sujet qui commence à occuper les médias français. La Revue du Vin de France a fait un petit dossier en 2009 sur quelques sites de vente en ligne. Grégory Bressolles, professeur de Marketing à BEM, a présenté en 2007, puis à nouveau en 2009 son e-Baromètre du [...]

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